jeudi, 16 mai 2013

Art Déco



1. Une installation de Steichen pour le fumoir du théâtre du Rockfeller Center à New York au début des 30's.
2. L'actrice Ilka Chase par Steichen, 1933

Dans ma boîte @ mails: Mata & more





Retrouvons cette chère Jeââânne - comme disait Brialy - dans un extrait de Mata Hari agent H21, une co-production franco-italienne signée Jean-Louis Richard d'après un script co-écrit avec François Truffaut. Sur les écrans français en 1965.
Une réplique:
- Et ta sœur, elle est javanaise ?!

Cette séquence ciné-club est offerte par Yaya.

mercredi, 15 mai 2013

Météo (et ses bas)


Casser les parapluies !
Casser les parapluies !
Casser les parapluies !

Démonstration stylée par Miss Maila Nurmi (Vampira)

mardi, 14 mai 2013

Postcards From The Past: Atomic City






Source: Voices Of East Anglia, un site consacré à l'histoire de la pop culture (surtout) en images.
Pour aller avec, Ethel Ennis

La méthode à Régine

Hier soir, j'ai enfin pu regarder intégralement le bon p'tit docu Gainsbourg, l'homme qui aimait les femmes de Pascal Forneri & Didier Varrod (2010) dans lequel on entend quelques mesures de la chanson Ouvre la bouche, ferme les yeux écrite pour Régine, la seule nana du showbiz' qui ne s'est jamais déballonnée au seuil du studio pour enregistrer les textes les plus chauds de Sergio. De toute manière à part elle, on ne voit pas très bien qui aurait osé les graver sur vinyl en 1967. Indépendamment de tout ce qu'on peut penser de Régine, cette femme de tête façon "je fais ce que je veux quand je veux" avait une facette provoc' réjouissante et une jolie longueur d'avance. 

lundi, 13 mai 2013

Belle (de) nuit


Maria Montez

On Ze Beach


Couvertures de Playboy à l'âge d'or du magazine.
Voyage... Plage... Soleil... Tant besoin de soleil... C'est le titre d'une vieille chanson de Pierre Rapsat. J'aimais bien certaines compositions de ce rocker belge assagi et mort trop jeune il y a 11 ans. Je le programmais parfois la nuit à la stupéfaction de certains complices radiophoniques qui n'ont jamais pigé mon engouement pour des morceaux qu'ils jugeaient trop variété-rock comme le Bopper en larmes de Laurent Voulzy avec ses embruns un peu cheap mais pas désagréables empruntés aux Beach Boys. Un jour je ferai un billet sur des titres que j'écoutais en secret avant de les balancer ouvertement à l'antenne. Je vous le redis, il faut assumer ses plaisirs honteux. Et d'abord honteux pour qui ? Aux oreilles des puristes dont j'aimais et j'aime toujours chatouiller les certitudes bétonnées. Les intégristes sont des gens assommants qui peuvent devenir dangereux si on ne les assaisonne pas régulièrement d'hUmour. Et aussi parce qu'il y a des larmes qui n'ont toujours pas séché depuis 1983. Alors, Bopper en larmes... Dou Di Dou Di Dam...

PS: Pour aggraver mon cas, il y a des trucs de William Sheller que j'aime bien aussi. Je suis démasqué !

dimanche, 12 mai 2013

Opération "Tournesol"



Calvingrad, dimanche 12 mai 2013:
Le thermomètre à la fenêtre de ma cuisine indique 9°.
Une capsule 80's avec Télex, peut-être...
C'est tout pour aujourd'hui.

PS: Merci à Yaya pour le cliché de l'opération.

samedi, 11 mai 2013

Belle (de) nuit


Miss Mansfield est l'héroïne du roman-vrai de Simon Liberati* dont on disait du bien hier avec Debout.

* Jayne Mansfield, 1967 (Grasset, 2011) a certainement été réédité en collection de poche. Vous n'avez plus aucune excuse. ;)

Hair Attack


Friseur et dialectique: un salon au temps de la RDA.

Lost Places



Avant le changement de proprio, la boîte-dancing-music-hall (?) Le Palais Mascotte dans le quartier des Pâquis à Genève ressemblait un peu à ça vers 3-4 heures du matin avec les échos de l'orgue du trio fameux (??) qui n'était plus qu'un duo depuis ce petit matin il y a vingt ans quand le bassiste et plus jeune membre du groupe a pensé qu'il n'était peut-être pas encore mort... Les musiciens de passage en ville qu'on y emmenait après leur concert étaient épatés. Ils ne croyaient pas qu'un tel endroit pût exister à Calvingrad. Pour un tournage TV vers le milieu des 80's, on avait imaginé y filmer Nick Cave et les Bad Seeds entre une vieille pute allumée, deux Hell's Angels goguenards et la figuration constituée de nos amis parmi lesquels certains se faisaient un look spectaculaire pour sortir, mais le patron a eu peur et a refusé l'autorisation à la production. Je suis sûr que ça aurait eu de la gueule. La photo a été prise dans une boîte de Londres.

(Source: archives Magnum)

Vinyl addict

Avec le p'tit déj', vous me mettrez le dernier titre de Miles Kane. L'esprit et la fierté mod imprègnent toujours les compositions du jeune rocker qui sait éviter les pièges (musée, ersatz, auto-parodie) sur la route vers la gloire. Miles et ses musiciens donnent l'impression d'être heureux, heureux de pouvoir gagner leur vie en mettant chaque soir le feu à une scène* quelque part en Europe. Par les temps qui courent, c'est déjà pas mal et puis ça nous change agréablement des groupes déguisés en hobo(bo)s neurasthéniques et vaguement méprisants envers un public qui paie sa place de plus en plus chère. Mike et ses potes font le show, eux, sans honte et même avec panache, une attitude plutôt rare dans le rock actuel.

* Je sors de moins en moins mais je n'ai pas manqué le set de Miles à Genève il y a deux ans, un des meilleurs concerts de rock auxquels j'ai assisté ces dernières années.

vendredi, 10 mai 2013

On Ze Beach

Festival de Cannes, 1964: Jayne Mansfield twiste avec Rocky Roberts and The Airedales. Et en couleur s'il vous plaît ! La séquence figure dans The Wild Wild World Of Jayne Mansfield, le nanar improbable sorti en '68, une année après la mort de l'actrice.
La version intégrale pour les plus résistants... ou les plus désespérés. ;)

jeudi, 9 mai 2013

Ceux qui ont la vista


Par Thomas Alleman
Dans la b.o, François Hardy interprète Dix heures en été co-signé par Rodolphe Burger sur l'album Le Danger.

Ciné-récré


Cher Bob, je vous propose de terminer cette session avec la bande-annonce pour The Human Goddess, une production céleste réalisée en 1972 par Ho Heng Hua. 
A la revoyure.

Photo: Bob Mitchum par Steve Shapiro (ou Nancy Ellison ?)

Postcards From The Past

Allemagne et Pays-Bas, aéroports, gares, autoroutes... Autoradio: sur la b.o., NEU!, l'album de '75 en version intégrale. La bande à Rother ? Too much too soon. Moments d'un road movie intime. Aéroports, gares,... 
Dans les couloirs balisés on relevait d'étranges pictogrammes. Sous les hangars aux poutrelles étincelantes et sur les tapis roulants au chuintement feutré menant vers les zones d'attente, on pouvait croiser Florian Schneider (Kraftwerk), Eno qui faisait l'école buissonnière en rupture de Roxy Music ou encore Bowie toujours en quête de faiseurs de sons. A la fin de la décennie, ils furent suivis des meilleurs groupes de l'after-punk qui à leur tour découvraient les compositions du band-concept drivé par Michael Rother. Dans la mesure du possible, j'évite l'emploi de l'expression krautrock. Je trouve qu'elle déprécie la production discographique allemande des mid-70's. Alors que le milieu anglo-saxon essoufflé et trop défoncé virait au folk revival ou s'enlisait dans les marais de la fusion, à Düsseldorf, Berlin ou Hamburg des créateurs décomplexés inventaient une musique, le rock électro-acoustique dont les échos passèrent le Rhin sur des rondelles aux étonnantes pochettes minimalistes qui nous bluffaient en cette fin de règne de l'illustration mégalo-molle des dessinateurs hippies. (On s'est farci des kilomètres de fresques heroic fantasy naïves et maladroites !)

Hello !


Fragment d'une pub pour le Sands Hotel à Las Vegas

mercredi, 8 mai 2013

The Future That Never Was





Nos amis les robots: au Japon aussi dans les 60's.
Source: ? Je ne sais plus à quel blog j'ai chipé ces illustrations. Traitées de manière un peu naïve, les projections robotiques créées dans les 50's et les 60's sont charmantes. Le robot-cuisine toute équipée a l'air très bien.

Coucou !... It's a Beautiful World.

mardi, 7 mai 2013

Belle (de) nuit


Uma Thurman

Rendez-nous Derrick !


Ça y est, les résistants du virtuel, les antifa en chambre, les donneurs de leçons de morale et d'histoire bien planqués derrière leurs certitudes, tous les mutins de panurge des médias aux ordres ont accroché Horst Tappert (décédé en 2008) à leur tableau de chasse. Ce fut d'autant plus aisé que l'acteur n'est plus là pour se défendre en expliquant les raisons et les conditions de son passage dans une unité anti-aérienne (Flak) de la Waffen SS. Tant qu'ils y sont, dans le même mouvement comme l'écrit justement le chroniqueur Philippe David, si Derrick doit disparaître des écrans (...) au nom de la dénazification, il faudrait que nos voisins d’outre-Rhin fassent plus. Ils devraient, par exemple, fermer Volkswagen, fondée sous l’impulsion de Hitler, et qui fournissait les Kübelwagen à la Wehrmacht et à la SS. Ils devraient aussi exiger la fermeture de ThyssenKrupp, leader européen de l’acier, puisque les deux familles Thyssen et Krupp finançaient le parti nazi et fabriquaient l’acier des chars et des balles qui semaient la terreur partout en Europe. Il faudrait également dissoudre BMW et Mercedes, ces deux sociétés ayant fabriqué, entre autres joyeuseries, les moteurs des Focke-Wulf Fw 190 et des Messerschmitt Bf 109, les deux chasseurs les plus produits par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Sans oublier, cela va de soi, la quasi-totalité de l’industrie chimique allemande qui fabriqua à cette époque une vaste gamme de produits, de l’essence synthétique au Zyklon B. Enfin, si on bannit Horst Tappert des écrans, ne devrait-on pas également interdire la diffusion des « Carmina Burana » (Carl Orff ayant été le « compositeur officiel » du régime nazi), interdire les livres de Günther Grass (prix Nobel de littérature, qui fut lui aussi membre de la Waffen-SS), et bannir Heidegger des cours de philo de terminale (celui-ci ayant été adhérent au NSDAP) ? Mais, peut-être qu’interdire Derrick d’écran cinq ans après sa mort devrait valoir à ceux qui pratiquent cette censure d’un nouveau genre la médaille de la Résistance…

Rendez-nous Derrick !

L'article du Spiegel
Une seule question aux censeurs rétroactifs: Pourquoi l'acteur n'a-t-il que très rarement évoqué ses années sous Hitler ? Parce qu'il n'en était pas fier comme des millions de jeunes et moins jeunes Allemands.

Note: Durant les derniers jours du IIIe Reich, une Hildegard Knef toute jeunette et étourdie par la passion a fait le coup de feu dans le Volksturm contre des unités de choc de l'armée rouge avec son amant Demandowsky, un cadre supérieur chargé du cinéma au ministère de Gœbbels. Qu'attendent-ils pour retirer ses albums et ses livres des rayons des magasins et des sites de vente en ligne ? Ils devraient aussi bannir ses chansons des ondes et ses films des écrans.
Ich bin zu müde... Zu müde...

Pochettes de la semaine: le pire du pire



Une vraie mine: du beau/beau au laid/laid en passant par le laid/beau, cette collection dévalue la plupart des pochettes actuelles qui paraissent du coup ennuyeuses car tellement prévisibles et si politiquement correctes.

lundi, 6 mai 2013

Belle (de) nuit




Après avoir appris que le jeune comédien et père de son enfant Harald Maresch ne voulait pas reconnaître le fruit de leurs amours, la troublante mais dépressive Lupe Vélez se suicida de désespoir en 1944. L'abus d'alcool et de dopes* avait déjà affaibli le psychisme fragile de la jeune femme qui ne s'était jamais remise de la fin d'une liaison passionnelle avec Gary Cooper.
On peut retrouver l'actrice d'origine mexicaine dans Hell Harbor/Le port de l'enfer (1930) en version intégrale.

* Sur la photo, la belle alanguie semble en plein opiate delight...

Design: en RDA aussi



Cabine pour les gardiens d'une plage de la Baltique dans l'ex-RDA (DDR)

Hello



Juste Hello.
Avec Edgar G. Robinson et Kirk Douglas à Cannes.

dimanche, 5 mai 2013

Nice Boys Don't Play Rock'n'Roll



Photo: Gabina via Le Journal de la photographie

Suite à mon billet sur le biodoc' Lemmy, un visiteur a évoqué le film Anvil ! The Story Of Anvil dont il affirme que c'est un des meilleurs témoignages sur le hard rock circus avec ses réussites et ses échecs, ses stars et ses losers.
La bande-annonce
Comme pour le récit subtil et hilarant Fargo Rock City - Confessions d'un fan de heavy metal en zone rurale de Chuck Klosterman, nul besoin d'être un passionné de heavy rock chevelu pour avoir envie de regarder ce film.
(Un rapide pointage de critiques anglo-saxonnes confirme l'affaire: il s'agit d'un doc' de première classe.)

samedi, 4 mai 2013

Voodoo Mama




They call her Voodoo Mama. Elle, c'est la grande Koko Taylor dans un blues hanté. Hanté pour rire, le blues ? Et si c'était aussi (un peu) pour de vrai... Le disque et la radio, deux médias à diffusion rapide et massive, ont permis de pratiquer en différé l'envoûtement et l'exorcisme sous une forme atténuée depuis la fin des années 20. Le pouvoir d'aimantation du blues+rock+soul provient aussi de cette forme moderne d'une pratique très ancienne alors intimement liée aux conditions de vie prosaïques et même brutales des musiciens (contrats, droits d'auteur, apartheid...). Ces pionniers étaient bousculés mais aussi regonflés à bloc par le climat de violence diffuse dont ils intégraient des échos à leurs morceaux. L'électrification du blues leur offrit une formidable chambre d'échos. Ça augmentait la tension chez l'auditeur stupéfait mais ravi qui, à son tour, était remué par le plaisir, la seule vraie "plus-value" de la création qui dure. Les bons auteurs (Nick Tosches, Nick Guralnik) ont intégré cette dimension à leur approche du blues, du rock'n'roll et de la soul. Ainsi ils oublient les grilles de lectures idéologiques forcément réductrices qui brouillent d'à priori l'appréhension d'une musique avec sa part - ou son canton - d'irrationnel, une dimension dans laquelle j'aime plonger avec eux.

Dans ma boîte @ mails


En tête de gondole au rayon blues et soul parmi les nouvelles voix, l'ami Bruno a repéré celle de Miss Valerie June qui s'était acoquinée avec l'ex-Fugees John Forte pour Give Me Water. Miss June est actuellement en tournée sur notre vieux continent - vieux et tourmenté - pour défendre son quatrième album.* Bruno qui l'a vue en concert dans l'intimité d'un club de Zürich ( env. 80 personnes) est conquis; je préfère réserver mon jugement et réécouter la dame. 

* Pushin’ Against a Stone n'est pas son premier disque comme j'ai pu le lire récemment dans un hebdo féminin qui prétend éclairer les lectrices de province ou de l'étranger. Si on veut jouer au chroniqueur à la page (blues et soul), il vaut mieux vérifier ses sources.

Spies & Funk



- Alors, qu'est-ce qu'ils foutent nom de dieu ?
- Heu... Ils écoutent des vieux trucs de Millie Jackson, chef.
- Je vois. Il ne se passera plus rien aujourd'hui. Vous rentrez à la nurserie.
- A vos ordres, chef.

Pour faire la route, je propose aux espions tombés du cinéma Bis un deuxième titre de Millie, ce All The Way Lover qui nous fit tant fantasmer.

vendredi, 3 mai 2013

Ceux qu'on écoute toujours: Tim et Mark

It is so cold in Shiloh town
Birds can hardly sing
Pretty girls gonna leave the town
They won't be back 'till spring

War is done they've come back home
But they're the ones that lost
See a man and a woman alone

Shiloh Town par Tim Hardin son créateur et la reprise de Mark Lanegan sur un album de covers dans lequel le loner fait montre d'un goût très sûr. Ce gars-là possède une discothèque sérieuse.

jeudi, 2 mai 2013

Retour vers le futur

Illustration: la pin up de Vargas qui sera retenue pour la pochette de Candy-O des Cars et Enoch Bolles (?) 

Il m'arrive un truc inquiétant: je me suis surpris à écouter un morceau des Cars. L'effet pin-up sans doute... La vidéo vaut son pesant de gel fixant ! Blague à part, The Cars étaient un vrai groupe pop emmenés par un drôle d'oiseau monté sur des échasses interminables, Ric Ocasek, auteur-compositeur-interprète et producteur toujours en décalage mais doté d'une sacrée paire d'oreilles. Le fil des commentaires m'a donné envie de déposer un lien vers Sweetheart, une merveille extraite du second album* de Suicide (Martin Rev et Alan Vega) produit par le leader des Cars, un morceau où on entend bien sa patte grâce à laquelle il a mis en valeur la part romantique (si si !) et mélancolique du duo new-yorkais. Il faut rappeler que Mister Ocasek appartient à la génération de musiciens et de producteurs américains ayant travaillé sous forte influence "kraftwerkienne".

* Un album extraordinaire pourtant boudé à sa sortie en 1980 par les punks qui ne le trouvaient pas assez destroy. (soupir)