samedi 22 novembre 2014

La banane


Deux ans avant la disparition de Gene Vincent (1971), la BBC produisit un doc' on the road sur la tournée crépusculaire du rocker américain dans une Angleterre alors en pleine descente d'acide post-hippie*. David m'avait envoyé un court extrait émouvant du film. Intrigué, j'ai effectué une petite recherche pour retrouver la version intégrale de ce témoignage qui a pour titre The Rock'n'Roll Singer. Au début du documentaire, le grand Gégène a l'air essoré mais il semble encore chercher du regard des étoiles éteintes très haut au-dessus du plafond du petit local de répétition.

* 1969 fut l'année où le "mouvement" bascula dans la violence, les dopes dures et le business. Un nom résume l'affaire, Altamont. La gueule de bois fut mondiale.

Photo: Gene lors de la tournée anglaise de 1969.

vendredi 21 novembre 2014

The Night is calling (?)


Je ne sais pas comment sont les écrins de nuit là où vous vivez ou même s'ils existent encore mais ici, après 40 ans, ceux qui appréci(ai)ent les endroits élégants où boire un verre entre amis sur des musiques à écouter et à danser choisies peuvent se gratter. Les boîtes et les bars de la région ciblent la clientèle jeune, fausse jeune et si possible blindée avec ce que ça implique de musak, de look bling bling et de vulgarité affichée. Alors pour faire durer notre nuit, on s'invente un décor virtuel où programmer les artistes qu'on aime. 
Ethel Ennis a-t-elle animé des soirées et des nuits au Mocambo ou chez Ciros à la grande époque ? Quelle importance, du moment que l'on a envie d'y croire et d'en être... On la retrouve chaque soir sur la scène de notre Club.

PS: Pour faire durer la nuit, je vous invite à parcourir ce blog.

jeudi 20 novembre 2014

Perfect Places


Eléments de style international:
Une navette, la tour de contrôle et le terminal de l'aéroport international Dulles à Chantilly en Virginie construits entre 1958 et 1963 d'après les plans du génial Eero Saarinen.
Sur la sono du terminal

Photo: Balthazar Korab. Ce spécialiste de la photo d'architecture fut un collaborateur de Saarinen.

mercredi 19 novembre 2014

Belle (de) nuit

Il s'agit de Pamela Green par la photographe Joan Craven, mais ce soir j'ai envie de l'appeler Louise.

mardi 18 novembre 2014

Météo (et ses bas)


Le petit crachin glacial qui tombe sur la ville depuis ce matin incite au repli moelleux. (On ne tirera plus rien de la vieille bête aujourd'hui.)
Sur la b.o., Miss April Stevens revient avec Do It Again.
A plus loin.

dimanche 16 novembre 2014

Belle (de) nuit


Alexandra Stewart chante Les fonds flous.

Source photo

Dans ma boîte @ mails






Plongé depuis plusieurs jours dans la formidable biographie de Dennis Hopper par Tom Folsom*, j'ai tout de même levé le nez de ce récit haletant pour découvrir les clichés de Larry Niehues entre americana et pop art. La transition ne posa pas de problème car avant de bousculer le vieil Hollywood avec Easy Rider, le Dennis Hopper photographe fut l'un des premiers "passeurs", peut-être même le tout premier, à capter des fragments de panneaux routiers, de pub géantes et de lettrines et à collectionner des œuvres pop art à l'époque où une pièce de Warhol valait moins de 100 dollars (!)

Merci à David du lien vers cette sélection.

* Born To Be Wild - Dennis Hopper, un voyage dans le rêve américain trad. chez Rivages Rouge, 2014. On en reparle.

vendredi 14 novembre 2014

Ceux qui ont la vista



Ma sœur et son compagnon sont au Japon, les veinards. Avant de s'envoler, elle m'a demandé ce qui me ferait plaisir du pays du soleil levant: un livre de photos de Daido Moriyama dont voici trois clichés.

jeudi 13 novembre 2014

Ceux qu'on verra




Dans la rue, toujours. Seul ou parmi ses semblables, perdu ou entouré, à l'arrêt ou en mouvement, l'individu moderne était le sujet de Garry Winogrand dont la vista sut rendre ce qu'il y avait de pas ordinaire dans son quotidien. Chaque fois, le plan basculait.
Le Musée du Jeu de Paume (Paris) consacre une exposition au travail de ce photographe américain dont les clichés illustrent et embellissent des blogs qu'on aime.
Jusqu'au 8 février 2015.

Sur la b.o.:
Pulp avec Common People capté au festival de Reading en 2011. Cette chanson n'a pas changé ma vie - ce serait excessif - mais à sa sortie en 1995, elle m'a redonné la niaque alors que je vivais un moment pénible. Elle prit une résonance particulière dans une cité où les dorés sur tranche se déguisent en rebelles pour mimer ce qu'ils croient être l'attitude cool. "Pauvre petite fille riche..." Depuis, je voue à Jarvis Cocker et ses complices, parmi lesquels Richard Hawley qui tient la guitare dans l'extrait vidéo, un respect et une admiration jamais déçus. Ces artistes n'oublient pas d'où ils viennent.

mercredi 12 novembre 2014

Vinyl addict (pop suprême)


Je souhaite la bienvenue aux nouveaux abonnés avec Mirror Starle hit pop-rock des Fabulous Poodles.

Photo: Jukebox Babe par Sacha (van Dorssen)

mardi 11 novembre 2014

Ceux qu'on écoute toujours



Au tout début des années 90, je fréquentais une échoppe de disques située dans la vieille ville. L'affaire, aujourd'hui disparue, était tenue et animée par Claude-Alain, un passionné, le genre de type capable d'extraire des piles de nouveautés LA rondelle dont vous aviez justement besoin le jour où vous passiez lui rendre visite. C'est ainsi que j'ai découvert l'album de Paul Quinn & The Independent Group qui devint un disque de chevet et qui l'est resté au moment où je dépose ce billet. En pleine déferlante grunge - j'étais déjà bien trop vieux -, la voix de l'Ecossais s'éleva dans le magasin faisant taire les conversations. "Qui chante ?!?" demandèrent les clients dans un ensemble rare. Mais malgré un succès critique, The Phantom & the Archetypes ne trouva pas son public. Après un second essai avec les mêmes complices, la crème des musiciens rock d'Edimbourg, auquel succéda la dernière tentative discographique recensée à ce jour*, Paul Quinn, écœuré, disparut dans les brumes de son Ecosse natale. Depuis, c'est le silence ainsi que le mentionne l'animateur du site consacré à un chanteur auquel Lloyd Cole et plus récemment Richard Hawley doivent beaucoup.
Si je parviens à secouer ma flemme, j'aimerais écrire quelque chose de plus conséquent dans un billet regroupant l'histoire du crooner rock à la voix tragique et celle d'un groupe venu too much too soon, The Fabulous Poodles. Alors à suivre, du moins je l'espère. ;)

Paul Quinn & The Independent Group, Punk Rock Hotel (Postcard Records) et son changement de rythme et de mood après 3 minutes... La production n'a pas pris une ride.
En supplément, la (belle) reprise de Pale Blue Eyes par Paul Quinn et Edwyn Collins.

Le site du chanteur oublié

* Sous le nom de Paul Quinn & The Nectarine No. 9.

lundi 10 novembre 2014

The Night is calling


Los Angeles, début des années 60:
Frank Sinatra quitte les studios, un des clichés de Frankie que je préfère. On le doit à la vista de Phil Stern.
De la radio du taxi qui l'attend au bas de l'immeuble monte la voix de Marian Montgomery.

dimanche 9 novembre 2014

Ceux qu'on verra



Le Musée d'Art Moderne de la ville de Paris présente Sonia Delaunay - Les couleurs de l'abstraction jusqu'au 22 février 2015.

Il va falloir dresser une liste des expositions indispensables à l'équilibre esthétique et agender un ouikend parisien "plein les mirettes" début 2015* parce qu'ici, l'offre craint sévèrement. Trop d'argent et pas de vista, on voit le résultat. Et puis, tout prétexte est bon pour quitter la navrante cuvette lémanique. Le phénomène est psychique et géo-physique. Une fois le Jura passé via le Fort de l'Ecluse, on se sent plus légers, comme si des doigts de fée soulevaient la chape de plomb qui écrase la tête et les épaules des résidents du bout du lac, du moins ceux qui défendent encore une exigence artistique.
Source des scans

* C'est fait. Je me sens déjà mieux.

samedi 8 novembre 2014

Belle (de) nuit


Le pick-up du penthouse joue Just Meg Myles And Me. Miss Myles est aussi l'interprète de la chanson Female In Species dans Satan In Hig Heels. Le disque, rare, gratte un peu, mais les chansons restent audibles. Ces petits parasites ne me gênent pas. Ils rappellent que les supports analogiques vieillissaient avec nous avant l'illusion d'un présent perpétuel numérique.

mercredi 5 novembre 2014

Belles de nuit





Service minimum pour15minutes. Une semaine "sans". J'ai appris qu'il ne fallait surtout pas forcer.
Les semaines "sans" se suivent... Ja, richtig, mais venez donc vivre un petit mois à Calvingrad; vous trouverez à l'animateur de ce modeste blog quelques circonstances atténuantes, même si je reconnais que les torts sont partagés. Sur ce,
je vous souhaite une belle nuit frissonnante.
(Epoques et sources variées)

mardi 4 novembre 2014

Backstage


Miss Angie Dickinson.
En revoyant des séquences, je trouve qu'elle donnait parfois dans le sur-jeu. Mais elle était si craquante qu'on lui pardonnait.

Play The Game





Je suis certain que même ceux qui n'apprécient pas vraiment le genre seront bluffés par la bande-annonce du jeu vidéo War Thunder - Victory Is Yours.
Plongé dans la biographie magistrale Joukov, l'homme qui a vaincu Hitler* de Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri (Perrin, 2013), je me suis dit que c'était l'occasion d'être "raccord lecture" en déposant ce trailer.

* Il s'agit de la première étude en français - et quelle étude ! - de la vie et de la carrière du maréchal soviétique, un des rares officiers supérieurs (non épurés) de l'armée rouge qui osèrent tenir tête à Staline. Cela dit, Joukov s'est montré parfois aussi impitoyable sur le front que le moustachu du Kremlin qui avait besoin de sa vista stratégique pour battre la Wehrmacht.

dimanche 2 novembre 2014

Plus glamour, t'es mort !


Marlene en veuve glamour devant l'objectif de Cecil Beaton à Londres. (1936)

Ceux qu'on lira



Quelle maison d'édition francophone fera traduire la biographie autorisée Jerry Lee Lewis: His Own Story de Rick Bragg ? Les recensions du livre dans la presse anglo-saxonne sont plutôt favorables même si leurs auteurs rappellent qu'il est bien sûr impossible d'écrire le portrait "définitif" du rocker de Ferriday (Louisiane) dont la vie "bigger than life" échappera toujours aux grilles de lecture les plus fines. Cela dit, je plongerais volontiers dans le bouquin de Bragg cet hiver. A suivre.

Un (bref) entretien avec Rick Bragg
Un extrait de la bio

Photos: The Killer par Martin Schoeller et Rick Bragg par Mike Brantley

samedi 1 novembre 2014

Dans ma boîte @ mails



Faut-il Foti ? (se) demande Yaya.

Bio express:
Cet acteur, songwriter, compositeur, pianiste et interprète a été formé à l'Académie Commerciale de Budapest. Il vécut la Seconde guerre mondiale dans la clandestinité avant de partir en exil aux Etats-Unis l'année 1947 quand le rideau de fer stalinien tomba sur le pays. Pour gagner sa vie, il se fit artiste de cabaret dans des night clubs et pianiste de bar d'hôtel. On le vit aussi sur des plateaux de séries télé. Abonné aux emplois d'acteur "silhouette", son nom est mentionné - ou pas - au générique de productions hollywoodiennes durant les années 80. Devenu un membre de l'ASCAP, il signa quelques hits au début des années 60.
(D'après la fiche de Jacques Foti sur IMDb)

Note perso: le timbre de sa voix possède une patine donnant à son interprétation ce petit quelque chose de détaché ou de décalé qui la rend intéressante aujourd'hui encore. Bonne pioche, chère Yaya.

vendredi 31 octobre 2014

Les nuits exotica


Heidi Brühl donne le tempo du numéro de Jayne Mansfield porté par son boy friend. Backstage, les girls font les retouches maquillage en attendant le grand final (?)
Quant à bibi, il vous souhaite une belle nuit.

Radio Land


Radio, live transmission
Radio, live transmission

Listen to the silence, let it ring on
Eyes, dark grey lenses frightened of the sun
We would have a fine time living in the night
Left to blind destruction, waiting for our sight

Dance dance dance dance dance to the radio

Joy DivisionTransmission (1980)

(Photo: Stéphane de Sakutin)

Dans ma boîte @ mails: americana



David m'a envoyé ce lien vers une chouette galerie de photos prises à différentes époques de Las Vegas, la cité du grand mirage. Je publie celle du Flamingo pour l'ambiance, les couleurs, les modèles de voitures et les superbes lettrines de l'enseigne.

Sur la b.o., Swings for winners and losers par Marian Montgomery

jeudi 30 octobre 2014

Ceux qui ont la vista




Elvis vu par Alfred Wertheimer

Dans le jukebox, Good For Nothin' par Scott Engel-Walker et Honey Don't de Carl Perkins.

Clowns (bande de)


Conrad Veidt dans L'homme qui rit/The Man Who Laughs, un classique du muet réalisé aux Etats-Unis en 1927-28 par le metteur en scène allemand Paul Leni. Ce film inspira le Joker de Batman dont Stephen King s'imprégna pour créer le clown infernal de son roman Ça/It sorti en 1986. Vous savez la suite.
Le buzz navrant autour des clowns voraces - si seulement ils pouvaient bouffer tout cru une partie des crétins qui l'alimentent - révèle surtout l'infantilisation dans laquelle pataugent les réseaux sociaux.
Il est temps passer au salon-fumoir discothèque pour la mise en bière.

lundi 27 octobre 2014

Au temps du Cinéma (Take a break)

La pauvreté de la plupart des propositions artistiques locales poussent à l'esquive sinon au désengagement devenu indispensable avant de glisser dans une dépression esthétique d'où il est chaque fois plus pénible de s'extraire. Aussi, je vais prendre un peu de champ*. Mais avant, j'ai envie de rendre hommage à celle qui est la muse pour15minutes depuis le premier jour. On la retrouve dans La tentation du docteur Antonio, le moyen métrage réalisé par Fellini pour le film à sketches Boccaccio 70.
Faites-vous du bien et à plus loin.

* Pour recharger mes batteries, j'ai fait une ample provision de livres, de films et de disques que je crois bons produits ailleurs, là où existe encore, même fragilisée, une véritable interaction réel/imaginaire. Ici, on vit des années creuses.

samedi 25 octobre 2014

Comme on les aime


En haut: couverture d'un N° de Amazing
En bas: Ed Emshwiller pour le N° de Galaxy d'octobre 1956. (fragments)
Vers d'autres merveilles...

Pour la b.o., je relaie une proposition pop thaï de Debout.

Ceux qu'on verra




Fury Road, le 4e volet de la saga de Max le Dingue - toujours réalisé par George Miller après des années de reports dus à des galères diverses - est annoncé pour mai 2015 (la date précise est à confirmer) avec cette fois Tom Hardy dans le rôle du loner motorisé lancé à pleine vitesse sur les routes d'un monde post apocalyptique.
Vous, je ne sais pas, mais moi je vais y emmener mon fils que la bande-annonce a épaté.
Le trailer
La bande-annonce

(Captures d'écran)