mardi 16 décembre 2014

Pop suprême: jukebox heroes


The Spencer Davis Group - emmené par Steve Winwood - dans Keep on Running en 1965 parce que rien n'égale un bon vieux hit 60's britannique pour retrouver la niaque indispensable en cette période de l'année. L'internaute qui l'a déposé a retouché le son. Je trouve l'opération réussie: le titre composé par Wilfred Gerald "Jackie" Edwards a repris de l'éclat tout comme l'irrésistible Friday on My Mind par The Easybeats qui secoua les charts l'année suivante.

Photo: Bob Gruen

dimanche 14 décembre 2014

Les mots pour le dire



L'art contemporain (post moderne) sera-t-il un jour déserté par ceux-là même qui ont alimenté son marché ? Lire La fabrique du faux, une réflexion de Jean Clair.
Quant à Hector Obalk, cet autre "passeur" indispensable vers l'art et son histoire, il s'est invité au décrochage de l'urinoir à Marcel.

Photo: Paolo Reversi

vendredi 12 décembre 2014

Chicago Blues


Vieux citadin, je suis sensible au blues électrique de Chicago, la ville où il est devenu sonique à la fin des années 40. Débarqué de son Mississippi natal, Eddie C. Campbell y enregistra King Of The Jungle, son premier album (!) en 1977, un coup de maître que les passionnés classent toujours parmi les meilleurs disques du genre. Je l'écoute en boucle depuis 48 heures.
(Play it loud !)

Illustration: Robert A. Maguire

"Elle fumait comme vous"


Yaya nous propose une séquence tirée de Trois chambres dans Manhattan/Three Rooms in Manhattan réalisé par Marcel Carné en 1965 avec Maurice Ronet et Margaret Nolan qui a signé le collage intitulé My divided self.

jeudi 11 décembre 2014

Do It !



David a glissé dans ma boîte@mails la vidéo d'un groupe/concept français accompagnée de ces mots:
Côté production française, je suis de près un groupe qui s’appelle Geyster, un projet mené par Gaël Benyamin depuis une quinzaine d’années. Ce morceau témoigne des deux influences principales du groupe, Paul McCartney pour les couplets et le refrain - plutôt rock - et la musique californienne pour le pont. 
Try It !

mardi 9 décembre 2014

Dans ma boîte @ mails: pop suprême



Yaya nous propose la version originale de Black Is Black, un titre pop suprême sur lequel nos copines du cabaret burlesque El Rancho vont pouvoir se lâcher. Los Bravos fut formé en Espagne avec comme frontman Mike Kogel-Kennedy, un chanteur allemand. Enregistré en 1965, le titre décrocha la timbale l'année suivante quand il parvint à la seconde place des charts britanniques et à la quatrième des meilleures ventes outre-Atlantique. Aussi frais et tonique qu'au premier jour, l'original reste inégalé.

Dans le sens du poil



Cette photo que je trouve sexy l'air de rien a été prise par Milton Greene dans les années 50. Je l'ai vue ici. C'est pas grand'chose, mais dans ce monde de laideur et de pornographie tous azimuts, j'ai pensé qu'elle pourrait nous faire du bien. Vers une fin d'année en pente douce. A plus loin.

Sur la b.o., Ruth Brown

lundi 8 décembre 2014

F comme fétichisme


Roger Schall: Etude publicitaire pour de la lingerie Diana Slip, 1933

Source: 
La petite mélancolie - après une petite mort -, un blog comme on les aime. 
Hier après-midi, je me suis volontairement égaré dans ses pages, une visite délicieuse.

samedi 6 décembre 2014

Pop Suprême


Blondie, Little Girl Lies à écouter en feuilletant le blog My Husband's Stupid Record Collection.

Photo: Debbie Harry par Chris Stein en 1976

PS du 8 déc.
En écho, Like A Baby de Len Barry.

mercredi 3 décembre 2014

The night is calling - A perfect place




Le bar-restaurant Nikabob sur Western Avenue à L.A. devait être un coin plutôt agréable où déguster entre amis ou en tête à tête un coquetèle dans les années 50, 60,... Enfin avant. Et sur la hifi ? Du rythm'n'blues, même si on imagine assez mal ce genre de musique dans un tel endroit. (Quoique...) Mais comme il s'agit d'une rétro-projection tout-à-fait subjective depuis une cité - la mienne - où le glamour, le swing et le style ont été liquidés par le dogmatisme post moderne niveleur, je compense en prenant des libertés avec la réalité socio-historique dans la Californie du demi-siècle.

En prime, la maison propose Blues At Night par Lightnin' Slim.

Source photo

lundi 1 décembre 2014

Au temps du cinéma: jolie môme



Les archives Life ont mis en ligne une chouette galerie consacrée à Natalie Wood. Les clichés ont été réalisés par Bill Ray en 1963 à l'occasion des 25 ans de l'actrice. Sur la photo du haut, la jolie môme qui tourna la tête de plus d'un grand format d'Hollywood fait un brin de causette avec Edward G. Robinson.

samedi 29 novembre 2014

The way she walks...



... Is just the way she walks.

Dans la b.o., The Way I Walk de Jack Scott, son créateur, en 1959. On peut préférer la reprise très (trop ?) "crampesque" des Mansfields, les frangins du Colorado, également responsables (?) du titre garage devenu culte Frankenstein Twist. Perso, je reste indéfectiblement attaché à la recréation de Lux Interior et Poison Ivy parce qu'elle fut une ouverture sonique indispensable sur le continent fascinant que je n'ai pas cessé d'explorer depuis sa révélation un dimanche soir à la fin des 70's.

Note: Je n'oublie pas la version de Robert Gordon qui est aussi très bien.

Photo: Guy Bourdin, campagne de pub pour un chausseur en 1979.

vendredi 28 novembre 2014

Ceux qui s'exposent





La Fondation suisse pour la photographie rend hommage à Rudy Burckhardt (1914 - 1999) avec l'exposition Dans le dédale de la grande ville jusqu'au 15 février 2015.
Les thèmes et les cadres choisis par le photographe établi à New York dès le milieu des années 30 préfigurent la démarche artistique de futurs confrères - je pense à Winogrand ou à Dennis Hopper - et plus tard, celle d'artistes pop.

jeudi 27 novembre 2014

Ceux qu'on lit


Kees Van Dongen, Marchande d’herbes et d’amour, 1913

François Bott a imaginé les dernières heures du peintre dans sa 91e année. Entouré de jeunes infirmières qui le font encore rêver, il déroule des séquences d'une vie extraordinaire dans sa villa de Monaco en attendant l'ultime compagne.

François Bott, Le dernier tango de Kees Van Dongen, éditions Le Cherche-Midi, 2014.

mercredi 26 novembre 2014

Tuxedo Blues


Il est pas à la noce Benoît Poelvoorde.

Dans le parc, les musiciens goguenards ont fait le sound check. Ils boivent une bière en attendant les premiers invités et leurs exigences de "scies" à la mode. Le groupe faillit décoller à la fin des années 80 après une tournée en première partie d'une grosse pointure. Il y eut les promesses, les mirages et le contrat frigo sur un label branché phagocyté par une major. Les années de galères qui suivirent et deux défections ont poussé les rescapés à une reconversion en orchestre semi-pro pour bals, banquets et mariages. Sur la petite scène, pour chasser le vague à l'âme, les musiciens se font plaisir.

Photo: Jeannick Gravelines

lundi 24 novembre 2014

Vinyl Addict



Scopitone et jukebox.

La demoiselle aux 45 tours est Pascale Breugnot élue Miss Jukebox 1959 à Paris.
Tout bizut au début des 60's, j'ai connu la fin de l'époque où les gens se retrouvaient au café ou chez des proches possédant un téléviseur pour voir et écouter les chanteurs dans le vent. Le jukebox redevint "in" vers la fin des 70's grâce au retour en force du 45t, un support idéal pour les brûlots pop-punk et les capsules de soul dénichées à Londres. On organisait des soirées chez les veinards qui s'étaient offert une rutilante machine à singles toute chromée et illuminée comme un sapin à Noël. Les temps analogiques invitaient  aux rencontres.

Dans le jukebox, Roy Orbison chante Almost Eighteen.

Pop Tarte




Quand le maire (PS) de Calvingrad* se prend pour Lénine revu par Warhol.
Nous voilà bien !

Merci à Olivier

* Il est aussi à la tête du département de la Culture et des Sports de la Ville de Genève.

samedi 22 novembre 2014

La banane


Deux ans avant la disparition de Gene Vincent (1971), la BBC produisit un doc' on the road sur la tournée crépusculaire du rocker américain dans une Angleterre alors en pleine descente d'acide post-hippie*. David m'avait envoyé un court extrait émouvant du film. Intrigué, j'ai effectué une petite recherche pour retrouver la version intégrale de ce témoignage qui a pour titre The Rock'n'Roll Singer. Au début du documentaire, le grand Gégène a l'air essoré mais il semble encore chercher du regard des étoiles éteintes très haut au-dessus du plafond du petit local de répétition.

* 1969 fut l'année où le "mouvement" bascula dans la violence, les dopes dures et le business. Un nom résume l'affaire, Altamont. Une gueule de bois planétaire.

Photo: Gene lors de la tournée anglaise de 1969.

vendredi 21 novembre 2014

The Night is calling (?)


Je ne sais pas comment sont les écrins de nuit là où vous vivez ou même s'ils existent encore mais ici, après 40 ans, ceux qui appréci(ai)ent les endroits élégants où boire un verre entre amis sur des musiques à écouter et à danser choisies peuvent se gratter. Les boîtes et les bars de la région ciblent la clientèle jeune, fausse jeune et si possible blindée avec ce que ça implique de musak, de look bling bling et de vulgarité affichée. Alors pour faire durer notre nuit, on s'invente un décor virtuel où programmer les artistes qu'on aime.
Ethel Ennis a-t-elle animé des soirées et des nuits au Mocambo ou chez Ciros à la grande époque ? Quelle importance, du moment que l'on a envie d'y croire et d'en être... On la retrouve chaque soir sur la scène de notre Club.

PS: Pour faire durer la nuit, je vous invite à parcourir ce blog.
PS 2: On ne veut pas d'une énième boîte mais d'un bar rock & soul cosy où une clientèle "posée" pourrait aussi danser en poussant quelques tables. Aujourd'hui en ville, ce souhait pourtant raisonnable passe pour une exigence extravagante.

jeudi 20 novembre 2014

Perfect Places


Eléments de style international:
Une navette, la tour de contrôle et le terminal de l'aéroport international Dulles à Chantilly en Virginie construits entre 1958 et 1963 d'après les plans du génial Eero Saarinen.
Sur la sono du terminal

Photo: Balthazar Korab. Ce spécialiste de la photo d'architecture fut un collaborateur de Saarinen.

mercredi 19 novembre 2014

Belle (de) nuit

Il s'agit de Pamela Green par la photographe Joan Craven, mais ce soir j'ai envie de l'appeler Louise.

mardi 18 novembre 2014

Météo (et ses bas)


Le petit crachin glacial qui tombe sur la ville depuis ce matin incite au repli moelleux. (On ne tirera plus rien de la vieille bête aujourd'hui.)
Sur la b.o., Miss April Stevens revient avec Do It Again.
A plus loin.

dimanche 16 novembre 2014

Belle (de) nuit


Alexandra Stewart chante Les fonds flous.

Source photo

Dans ma boîte @ mails






Plongé depuis plusieurs jours dans la formidable biographie de Dennis Hopper par Tom Folsom*, j'ai tout de même levé le nez de ce récit haletant pour découvrir les clichés de Larry Niehues entre americana et pop art. La transition ne posa pas de problème car avant de bousculer le vieil Hollywood avec Easy Rider, le Dennis Hopper photographe fut l'un des premiers "passeurs", peut-être même le tout premier, à capter des fragments de panneaux routiers, de pub géantes et de lettrines et à collectionner des œuvres pop art à l'époque où une pièce de Warhol valait moins de 100 dollars (!)

Merci à David du lien vers cette sélection.

* Born To Be Wild - Dennis Hopper, un voyage dans le rêve américain trad. chez Rivages Rouge, 2014. On en reparle.

vendredi 14 novembre 2014

Ceux qui ont la vista



Ma sœur et son compagnon sont au Japon, les veinards. Avant de s'envoler, elle m'a demandé ce qui me ferait plaisir du pays du soleil levant: un livre de photos de Daido Moriyama dont voici trois clichés.

jeudi 13 novembre 2014

Ceux qu'on verra




Dans la rue, toujours. Seul ou parmi ses semblables, perdu ou entouré, à l'arrêt ou en mouvement, l'individu moderne était le sujet de Garry Winogrand dont la vista sut rendre ce qu'il y avait de pas ordinaire dans son quotidien. Chaque fois, le plan basculait.
Le Musée du Jeu de Paume (Paris) consacre une exposition au travail de ce photographe américain dont les clichés illustrent et embellissent des blogs qu'on aime.
Jusqu'au 8 février 2015.

Sur la b.o.:
Pulp avec Common People capté au festival de Reading en 2011. Cette chanson n'a pas changé ma vie - ce serait excessif - mais à sa sortie en 1995, elle m'a redonné la niaque alors que je vivais un moment pénible. Elle prit une résonance particulière dans une cité où les dorés sur tranche se déguisent en rebelles pour mimer ce qu'ils croient être l'attitude cool. "Pauvre petite fille riche..." Depuis, je voue à Jarvis Cocker et ses complices, parmi lesquels Richard Hawley qui tient la guitare dans l'extrait vidéo, un respect et une admiration jamais déçus. Ces artistes n'oublient pas d'où ils viennent.

mercredi 12 novembre 2014

Vinyl addict (pop suprême)


Je souhaite la bienvenue aux nouveaux abonnés avec Mirror Starle hit pop-rock des Fabulous Poodles.

Photo: Jukebox Babe par Sacha (van Dorssen)

mardi 11 novembre 2014

Ceux qu'on écoute toujours



Au tout début des années 90, je fréquentais une échoppe de disques située dans la vieille ville. L'affaire, aujourd'hui disparue, était tenue et animée par Claude-Alain, un passionné, le genre de type capable d'extraire des piles de nouveautés LA rondelle dont vous aviez justement besoin le jour où vous passiez lui rendre visite. C'est ainsi que j'ai découvert l'album de Paul Quinn & The Independent Group qui devint un disque de chevet et qui l'est resté au moment où je dépose ce billet. En pleine déferlante grunge - j'étais déjà bien trop vieux -, la voix de l'Ecossais s'éleva dans le magasin faisant taire les conversations. "Qui chante ?!?" demandèrent les clients dans un ensemble rare. Mais malgré un succès critique, The Phantom & the Archetypes ne trouva pas son public. Après un second essai avec les mêmes complices, la crème des musiciens rock d'Edimbourg, auquel succéda la dernière tentative discographique recensée à ce jour*, Paul Quinn, écœuré, disparut dans les brumes de son Ecosse natale. Depuis, c'est le silence ainsi que le mentionne l'animateur du site consacré à un chanteur auquel Lloyd Cole et plus récemment Richard Hawley doivent beaucoup.
Si je parviens à secouer ma flemme, j'aimerais écrire quelque chose de plus conséquent dans un billet regroupant l'histoire du crooner rock à la voix tragique et celle d'un groupe venu too much too soon, The Fabulous Poodles. Alors à suivre, du moins je l'espère. ;)

Paul Quinn & The Independent Group, Punk Rock Hotel (Postcard Records) et son changement de rythme et de mood après 3 minutes... La production n'a pas pris une ride.
En supplément, la (belle) reprise de Pale Blue Eyes par Paul Quinn et Edwyn Collins.

Le site du chanteur oublié

* Sous le nom de Paul Quinn & The Nectarine No. 9.