vendredi 25 juillet 2014

Radio Land


La radio KEXP implantée dans la bonne ville de Seattle recevait le 3 juillet dernier Mark Lanegan sobrement accompagné de deux complices - un à la guitare acoustique et l'autre à la six cordes électriques - pour quatre morceaux on air.
Belle soirée

jeudi 24 juillet 2014

Pour le plaisir (glou-glou)


Par Georg Oddner

Nos amis les robots


RoboPro par Ralph Reese vu sur le blog The Bristol Board découvert grâce à Jhalal Drut.
Pour la b.o., il faudrait de l'électro-funk. Des suggestions ? You're welcome.

1) Yaya nous propose Datakult avec Final Download le bien nommé.

On ze beach: revue de presse (1)



Si en période normale et à jeun, je ne lis que très rarement L'Express, Le Nouvel Obs ou Madame Figaro - où Neuhoff a un temps publié quelques bons papiers -, je profite des vacances pour m'offrir une revue de presse on the beach grâce aux suppléments édités pour les mois chauds par ces titres "grand public" ou mainstream. Ainsi le N° spécial de L'Express consacré à l'été 1944* nous refile un entretien de 1994 avec Samuel Fuller qui débarqua sur Omaha Beach ou 'bloody Omaha' le 6 juin 44 au sein de la 1ère division d'infanterie US (The Big Red One). Extrait:
Quand des soldats envahissent un pays, ils se foutent de savoir où ils débarquent. Pendant toute la guerre, on ne savait jamais où on allait. On ne voulait pas libérer qui que ce soit. Notre job, c'était de tuer des nazis. Bien sûr, les gradés, les petits chefs nous ont fait des discours sur la grandeur de notre entreprise. La liberté, la démocratie. Fuck ! On ne voulait libérer personne. En Sicile, en Normandie, partout, on se foutait de là où nous étions. Nous faisions la guerre. Et la guerre, c'est "Kill, kill, kill". Six, sept minutes, voilà ce que dure une bataille. Le reste, c'est de l'attente. Et la frousse. Tes pieds sentent, les mains font mal, les tripes s'échauffent. Les soldats n'écrivent pas de lettre à leur maman. Ils marchent, ils bouffent, ils dorment, ils chient. Rien de plus. (...) Il ne faut penser qu'à une chose: se couvrir du feu ennemi. Si tu n'es pas obsédé par ça, si ça n'est pas comme une machine qui se déclenche dans ta tête, t'es mort. Rien à voir avec les films de guerre. D'ailleurs, je le dis souvent: dans les films de guerre, il faudrait qu'il y ait un type derrière l'écran qui tire sur le public avec un fusil-mitrailleur.

Geo Histoire de juin/juillet traite aussi du D-Day et de l'âpre bataille dans le bocage normand. Je l'ai acheté pour le choix des photos, surtout celles de Robert Capa débarqué avec les premières vagues à Omaha et dont le reportage fut bousillé par un maladroit en laboratoire. Quelques clichés ont néanmoins pu être sauvés. Ils sont publiés en grand format agréable dans ce N° spécial dont on nous annonce une suite (pour août ?). J'ai choisi une photo à la fois bucolique et inquiétante prise par Capa près de Saint-Lô où des unités allemandes s'étaient fortement retranchées. Sept soldats américains en tenue de camouflage guettent et attendent...

Source: Robert Capa/Magnum

* Ils ne se sont pas trop foulés, se contentant de compiler des articles et des interviews anciens dans une présentation liftée.

mercredi 23 juillet 2014

Nice Girls Don't Play Rock'N'Roll

Dans la b.o.: 
Le titre mis en avant sur Tribal d'Imelda May est pas mal même si trop formaté à mon goût. Celui que je préfère est Wicked Way, un blues rock inspiré que j'ai d'abord pris pour un standard, c'est dire ! Cette captation live ne rend pas vraiment hommage aux qualités de la compo d'Imelda, mais je la glisse tout de même pour que vous en ayez un aperçu.

Source scan: Global Pillage
(via everyday-i-show.livejournal.com)
Ces Russes ont la vista.

mardi 22 juillet 2014

Masques (ceux qu'on lira)


Curzio Malaparte

La Table ronde vient de rééditer son Journal d'un étranger à Paris dans la collection de poche La Petite vermillon. Je l'ai commandé. Pour faire la transition...
En attendant le retour d'un soleil décidément très chiche cet été sur Plouc-Ville*, j'organise mon petit maquis. Des livres bons pour la tête et les nerfs (Hunter S. Thompson, Philippe Muray), des disques de chevet (Lana del Rey, Imelda May, Nick Cave et plein de soul) et des films rares (le coffret Masahiro Shinoda est au frais) amortiront l'inévitable retour à la lourdeur, la laideur, la bêtise et l'incompétence qui règnent sur la ville toute l'année même si on respire un peu mieux en juillet et en août en raison du départ en vacances de nombreux fâcheux. Oublions les, on pourra toujours leur botter le cul* à la rentrée s'ils deviennent trop envahissants, et revenons aux belles personnes et aux créations réjouissantes.

* Petit rappel: Genève est Calvingrad en automne et en hiver et Plouc-Ville(-les-Bains) au printemps et en été.

** Comme l'aurait promis le Dr Gonzo.

lundi 21 juillet 2014

Les pochettes de la semaine


Space Age Jazz

Si j'écris pas de sottises - je rame un peu au milieu des éditions, versions et rééditions -, voici les pochettes de Josef Albers pour Persuasive Percussion vol. 1 à 3 par Enoch Light (1959) et celle de la version de Terry Snyder & The All Stars qui collabora aux albums produits par Light.
Whatever Lola Wants

dimanche 20 juillet 2014

Ceux qu'on écoute toujours


Jakob Steinhardt, La Ville, 1913

On secoue la valise pour en faire tomber les derniers grains de sable.
On prépare la transition car demain, c'est retour aux affaires.
On ressort des compositions plus urbaines parmi lesquelles une captation live de Wide Lovely Eyes par Nick et ses Mauvaises Graines devant les 180 veinards présents dans les studios de la radio KCRW (Californie) un jour du printemps 2013.
On verra bien.

Belle (de) nuit





Do The Jellyfish par Neil Sedaka figure sur la b.o. de Sting Of Death, un nanar aquatique de 1966 d'où est tirée cette séquence réellement naufragée.

Source photo

PS: J'ai ajouté la vidéo proposée par Debout surtout pour les pas de danse - est-ce le twist ou le match potatoes ? - de Diana Rigg au début. On s'occupera de la chorégraphie plus tard.
Let's fun !

samedi 19 juillet 2014

Transports


L'officier responsable de l'animation a demandé au chef radio de trouver un programme de musique légère à diffuser sur tout le navire. Le matelot radiotélégraphiste, fan de doo-wop - quelle chance ! ;) - , a branché une station polynésienne qui jouait Love Potion N°9 par The Clovers.

Faire durer le plaisir quelques jours encore.

(Photo: National Geographic Found)

vendredi 27 juin 2014

On Ze Beach


Sur la b.o., Dans mon île de Henri Salvador interprétée ici par Lisa Ono.
Pour reprendre pied à Calvingrad et affronter ses longues figures après un vrai break de trois semaines dans notre base arrière vendéenne, rien n'égale ce genre de petites douceurs.
Merci Yaya.
(David et Debout m'ont aussi envoyé des propositions musicales très bath.)
A bientôt

Photo: Fernand Fossagrives

Atomic Café


- Tu joues avec moi ou je te vitrifie !

Source: Plein les mirettes, une mine iconographique des trente glorieuses.
Sur la b.o.
Et aussi, I'm Tore Up de Billy Gayles. L'affaire fut emballée par Ike Turner en 1956.

jeudi 26 juin 2014

Ceux qui nous quittent




Eli Wallach, New-York 1915 - New-York 2014.

J'espère, sans trop y croire, qu'une rédaction aura l'idée de bon goût de demander un article à Philippe Garnier sur l'un des plus fameux "seconds couteaux" du cinéma hollywoodien mort presque centenaire - quelle vie ! - dans sa ville de New York. Chef de rubrique ou responsable d'édition, je n'hésiterais pas une seconde à passer commande à l'écrivain reporter d'un papier de fond dans lequel il nous raconterait l'acteur et l'homme Wallach*. En attendant une très hypothétique publication (on peut rêver), je vous renvoie à vos sources habituelles pour la biographie et la filmo de cet acteur tout terrain - drame, western, comédie - que j'ai découvert à la télévision dans les 60's grâce aux séances du dimanche.

* J'entends déjà les objections: "C'est qui ?" ou "On n'a pas la place" ou encore "OK, mais pas plus d'un feuillet" und so weiter. Un Garnier un peu amer, on le comprend, raconte dans l'excellent recueil L'oreille d'un sourd la diminution puis la disparition de l'espace consacré à ce genre de sujet: la mort de l'effeuilleuse Lili St. Cyr, Doc Martens, la saga d'une chaussure, Sam Cooke, le soulman flingué,... Je rappelle aussi que Phil Garnier a écrit des papiers de fond pour Rock&Folk à la grande époque du mensuel et qu'il a fait partie de la dream team de l'émission Cinéma Cinémas.

mardi 24 juin 2014

Dans ma boîte @ mails

Yaya nous propose le thème de Barney Wilen pour la b.o. du film de Molinaro, Un témoin dans la ville sorti l'année 1959 avec Janine Dacrey, Sandra Milo, Dora Doll*, Robert Dalban et Lino Ventura.

* Voilà un beau pseudo, c'est celui de Dorothea Hermina Feinberg. Née à Berlin en 1922, elle a une filmo assez impressionnante au cinéma et à la télévision. Elle fut la première épouse de Raymond Pellegrin. Dora est toujours parmi nous. De savoir ça, je me sens mieux. ;)

Salut les mickés !


J'ai annoncé un billet consacré au dessinateur Benito Jacovitti. Il est en préparation. En attendant, je verse au dossier vinyl addict cette couverture imaginée par le créateur italien.
Dans le jukebox, ses mickés déments ont choisi l'instrumental surf Intoxica, une pièce plutôt enlevée par The Centurions.

lundi 23 juin 2014

La pochette de la semaine


Tout(ou) est dit.

A qui l'ai-je chipée ? A ce blog consacré aux plaisirs de la bonne* musique lounge, easy listening - ou d'ambiance, c'est comme on veut - des 50's aux 70's.

* C'est-à-dire bien ré-interprétée, bien gravée - sur vinyl, c'est mieux même si certaines rééditions numérisées bénéficient d'un travail soigné - et si possible pimentée d'humour.

dimanche 22 juin 2014

Pop suprême




Sur les écrans depuis le 20 juin, Jersey Boys de Clint Eastwood d'après la comédie musicale inspirée de la vie et la carrière des membres du groupe pop - ou doo-wop tardif - The Four Seasons aussi nommés Frankie Valli & The Four Seasons.
Kilavu ?

Ceux qui ont la vista






Parmi les propositions de Debout, je colle un lien actif vers Lyn Avalon car j'ai besoin d'être caressé dans le sens du poil ces jours-ci. Soul, jazzy, groovy et smoothy à la fois, I Walk The Streets fait mon bonheur... Même si c'est un peu redondant.

samedi 21 juin 2014

Just For Surf



Sirènes du lac Darts, Etat de New-York.
Une image vue sur le blog du fond d'archives du National Geographic.

Dans la b.o., The Chantays avec Wayward Nile. Le Nil ? Bah ! On ne va pas faire une histoire d'un détail géographique. ;)

vendredi 20 juin 2014

Nice Boys Don't Play Rock'n'roll


The Who, I'm A Boy

- Conchita comment... ?

L'enfer vert


Amandine triait ses patates bio
En chantant "Paix au Prosovo"

(Anonyme, fin XXe)

Quand je sens venir de lourds nuages, j'ouvre un volume des Exorcismes spirituels du regretté Philippe Muray. L'effet bénéfique est garanti.
Voici quelques extraits choisis dans l'article On bat la campagne* qui vous donneront peut-être envie de glisser le livre dans votre valise ou votre sac de plage:

On bat la campagne

Ce n’est pas tout de fuir la ville ; encore faut-il recréer, là où on a fui, ce que l'on a fui; ou, du moins, s’y essayer. Mais recréer quoi ? Et qu’a-t-on fui exactement ? C’est toute la question.
Pour résumer les épisodes précédents, nous dirons que le citadin quitte la cité en racontant qu’il quitte la cité. En quoi, déjà, il raconte n’importe quoi. Car la cité qu’il quitte n’a plus que de lointains rapports avec les cités de toujours, telles qu’elles apparurent dans la nuit des temps, ces cités où l’Histoire poussa ses premiers cris et fit ses premières dents et dont on a pu dire que leur air, à l’opposé de l’air pur de la campagne, «émancipe ».
(…)
C’est que la ville, alors, se différenciait violemment de la campagne. Elle s’en différenciait dans la mesure exacte où s’y était inventée la possibilité pour l’homme d’être seul, à l’opposé de la campagne où ce même homme se retrouve abandonné en plein désert au milieu d’un nulle part dont le silence n’est rompu que par ce bruit de froissement que font les vieilles mains écartant des rideaux lorsque quelqu’un traverse le bourg.
(…)
Tout récemment**, dans un quotidien, on vantait le mode de vie dans un grand immeuble exemplaire proche de la Bibliothèque nationale de France : « Les habitants s’y sentent bien. Et pour rien au monde ils ne voudraient déménager. Ils ont même créé une association, Vivre à Durkheim, pour mieux faire jouer l’esprit de solidarité conviviale et pour organiser des fêtes de palier. C’est pourquoi l’opération « immeubles en fête » qui a lieu les fait sourire : « Pour nous c’est tous les jours », s’amuse un résident » On précisait que, sur les façades vitrées de cet immeuble si paradigmatique, s’étalaient « de grandes images colorées et indélébiles, représentant ici une Andalouse, là un préservatif déroulé ». Et un locataire commentait : « Les gens s’approprient ces sérigraphies et s’identifient ainsi à leur logement. Ils n’habitent pas au troisième ou au cinquième mais là où il y a un papillon ou une grenouille. » Une locataire, enfin, était portraiturée : « Amandine ne rate pas une occasion d’organiser des fêtes sur son vaste palier qu’elle compare à une place de village : ses quarante ans, le beaujolais nouveau, la galette des rois, Halloween. Elle décore les murs, installe ses fauteuils, ses plantes vertes et convie tous les voisins. Ceux-ci laissent leur porte ouverte, chaque appartement proposant des styles de musique différents. » Dans de telles conditions, il n’est pas difficile d’imaginer que celui qui aurait le mauvais goût, le soir du beaujolais nouveau ou des quarante ans d’Amandine, de ne pas laisser sa porte ouverte, et de se retirer pour méditer (ou pour souffrir, ou pour lire, ou pour aimer, ou pour dormir, ou pour toute autre raison encore), se préparerait de gros ennuis à très brève échéance.
(…)
Maintenant, si l’on songe qu’Amandine considère son vaste palier comme une place de village, il n’est pas sorcier d’en déduire que, devenue néo-rurale, ou encore citadine stressée ayant décidé de mettre sa vie en accord avec ses rêves, c’est-à-dire ayant brusquement quitté la ville pour la campagne, elle regardera la place de village à proximité de laquelle elle sera délocalisée avec Félix, son nouveau compagnon, spécialiste du référencement de sites Internet, comme un vaste palier. Et si cette place résiste à devenir palier, si elle renâcle à se mettre en accord avec les rêves d’Amandine, il faudra bien que ce soit la place de village qui cède, non Amandine. Elle-même, du temps où elle vivait si bien à Durkheim, n’avait-elle pas conduit avec ses camarades de Verdure et Défi une opération de commando destinée à se réapproprier, en bas de l’immeuble, une ancienne décharge, transformée aussitôt en jardin participatif où poussent aujourd’hui, dans une joyeuse convivialité qui est en même temps un éloge du métissage, radis, fraisiers, basilic, herbes initiatiques ? La ville n’est plus la ville, et il est également logique que la campagne ne soit plus la campagne.

* Moderne contre moderne - Exorcismes spirituels IV - Essais, Les Belles Lettres, 2006
** En novembre 2003

Photo: au temps des villes par Georges Dambier

Hello !



Je vous donne le bonjour avec ce portrait de la délicieuse Anne Francis, l'héroïne immortelle de Planète interdite/Forbidden Planet réalisé par Fred M. Wilcox. Sortie l'année 1956, cette petite merveille sera projetée dans le cadre du Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel en Suisse du 4 au 12 juillet. L'invité d'honneur de cette édition est George R.R. Martin qui a programmé quelques uns de ses films préférés parmi lesquels Planète interdite.

Le site du NIFFF (Avec 3 F)
Je ne suis pas un défenseur intégriste de la langue française (c'est un combat d'arrière-garde) mais les organisateurs francophones du festival auraient tout de même pu conserver son titre original à la version française du site.
(Snifff !)

jeudi 19 juin 2014

mercredi 18 juin 2014

Sport et tapisserie




Dans la boîte @ mails:
Le Mundial par Yaya. Je ne sais pas si je dois ajouter le titre plutôt raide.

Sur la b.o. et en images, on reste dans le surf rock avec The Deadly Ones également suggérés par Yaya. Après Morgus & the Daringers, une proposition très récente de Debout*, est-ce une coïncidence ? Je ne le crois pas. L'été en point de mire invite à la musique surf. Chaque année à la même époque, on déplie et on aère le mobilier de jardin, on prépare de la glace, on ressort le shaker à coquetèles et on choisit dans sa discothèque quelques plaques pour faire des vagues sur la hifi. Pour (re) découvrir le genre, les volumes The Birth Of Surf compilés avec soin par la maison Ace sont autant d'invitations à prendre la vague sonique. Le surf en chambre a aussi ses plaisirs.
Le monstre est très bien.

*Voir et écouter plus bas sous vinyl addict et jukebox heroes.

mardi 17 juin 2014

Bientôt...


Complètement salami !

Le dessinateur italien Benito Jacovitti est mon créateur de mickés cinglés préféré. Je vais essayer de vous raconter quand et comment je l'ai découvert.
L'affaire était programmée pour l'édition dominicale, mais je ne sais pas si je pourrai tenir le délai. Je rassemble assez péniblement des éléments biographiques et du matériel iconographique. (Gaffe à l'éparpillement !)

lundi 16 juin 2014

Vinyl addict...


... Et jukebox heroes par Herbert Dombrovski.

Je ne sais pas si on peut vraiment guincher sur l'instrumental proposé par Debout en commentaire, mais comme il est rigolo, je colle un lien actif... (L'organiste semble jouer sous valium, est-ce normal docteur ?)

dimanche 15 juin 2014

Ceux qu'on écoute


Lana Del Rey, Brooklyn Baby

La demoiselle possède un vrai talent de songwriter un temps parasité par un problème d'image, organisé ou très réel, sur lequel des critiques et des journalistes pipeule ont largement brodé*, décourageant certains de jeter une oreille à ses compositions. Mea culpa ! J'ai fait partie des méfiants échaudés par celle que j'associais à tort aux bataillon de jeunes chanteuses débarquées des USA ces dernières années et dont j'avais de la peine à distinguer la singularité artistique. J'allai passer à côté d'une œuvre en devenir quand les compte-rendus élogieux d'internautes aux goûts sûrs m'ont convaincu de tendre mes vieilles esgourdes vers le nouvel album de la belle. (Le deuxième édité sous son nom d'artiste, le premier paru sous son vrai nom, Elizabeth - ou Lizzy - Grant était sorti en 2010. Il existe un tout premier enregistrement paru sous le pseudo de May Jailer.)
Plus d'un demi-siècle de pop et rock culture, de Elvis à Mazzy Star, constitue le très riche background où elle puise pour des compositions sous spleen qui ne vous sautent pas de suite aux oreilles mais exigent plusieurs écoutes avant de révéler leur beauté dérangeante parce que dérangée. Le titre qui m'a convaincu est celui qui donne son nom à l'album, cet Ultraviolence où résonnent les échos de musiques de film, de country & western et de pop fêlée.
Lana Del Rey participe à la b.o. de notre société éclatée où quelques veilleurs trop lucides parviennent encore à s'extirper de leur gangue de souffrance pour nous en tendre des reflets inquiétants arrachés au chaos.

* Reprocher un "manque de naturel" à Lana est ridicule car on sait depuis le punk que nous sommes dans l'artifice. X-Ray Spex revendiquaient leur dimension Artificial à laquelle répondait le I'm your public image de Johnny Lydon avec Public Image Limited. Ça n'est pas tombé que dans les oreilles de sourds: Lana est aussi le reflet des projections d'un public en manque dramatique de repères.

samedi 14 juin 2014

Transports: retour vers le futur


Deux modèles du scooter de grand luxe allemand Maico Mobil au design remarquable.

La première version sortit en 1950 avec un moteur de 150cc. Les versions suivantes furent successivement équipées de moteurs de 175 et de 200cc. La carrosserie en aluminium pouvait être accessoirisée d'une radio en option, la classe.

Source: les archives pour15minutes/Olivier G., ces petites capsules 'pop et transports' qui aident à supporter la laideur post moderne.

Hello !



Photo: Herbert Dombrowski

En consultant les archives pour15minutes, j'ai retrouvé ce cliché pris à Hambourg dans les années 50. Il avait été déposé par Olivier G.
Just For Foot Fetish & Fun !