dimanche 29 mai 2016

Lazy Sunday



A Calvingrad, il fait un temps à buller en feuilletant les pages de cet hommage  au photographe Peter Basch. (1921-2004)
La maison Taschen devrait éditer un recueil de ses portraits de stars et starlettes. Ici, Miss Julie Newmar dans une séquence paresse & volupté.

vendredi 27 mai 2016

jeudi 26 mai 2016

Au temps du Cinéma



Quand on a découvert Gudrun Landgrebe en 1983 dans le film La femme flambée* réalisé par Robert van Ackeren , on est tombés amoureux - normal - et on s'est dit que le cinéma allemand avait peut-être trouvé une héritière à Romy. Suivirent quelques rôles intéressants en Italie et en Allemagne chez Liliana Cavani et István Szabó, entre autres, et puis plus rien de notable à part des productions TV. Qu'est-elle devenue ? Avant, une équipe de Cinéma Cinémas serait partie à sa recherche, mais c'était avant l'ère du publi-reportage et des talk shows qui ont phagocyté les dernières émissions produites et réalisées par de vrais passionnés de Cinéma. Ce temps ne reviendra pas.

* La femme flambée raconte l'histoire dramatique de la rencontre amoureuse entre une grande bourgeoise dominatrice et un gigolo interprété par Mathieu Carrière. J'ai revu quelques séquences que je trouve un peu datées. A sa sortie, le film a surpris, séduit et choqué. Les relations sado-masochistes avaient rarement été portées à l'écran par le cinéma "grand public". Avec les années, je me rends compte que le film reposait surtout sur la jeune actrice qu'il révéla. Deux ans plus tard, on retrouvait Gudrun Landgrebe dans The Berlin Affair réalisé par Liliana Cavani.

Pour l'accompagner, Silberstreif une compo de Michael Rother.
J'ai hésité, oh pas longtemps, avant de vous proposer également Morning After, une (autre) petite merveille de Mister Rother. La beauté existe encore.

Photo : Gudrun à Munich en 1984 par Karin Rocholl

mercredi 25 mai 2016

Les pochettes de la semaine




Bicentenaire oblige (voir plus bas), voici quelques pochettes/variations autour de la créature du Dr Franky... Sur Cramps Records, off course !

Pendant la visite, la sono de la crypte joue Human Fly de nos amis les Cramps, ce groupe miraculeux qui sauva littéralement le rock'n'roll entre 1978 et 1982. Mille fois copiés, pompés, insultés, dénigrés, trahis et amalgamés, ils surent rester dignes, insolents et drôles jusqu'à la fin, puisant sans faiblir dans leurs trésors discographiques chinés avec une passion et une exigence jalouses une inspiration et des reprises improbables. Les Cramps me manquent vraiment. En 1979, leur mini 33T Gravest Hits et sa pochette hommage à tout ce que la culture officielle méprisait* (ou ignorait) a changé ma vie. Ils trouvaient des titres impeccables à leurs albums tel ce Bad Music For Bad People. Leur rock'n'roll minimaliste classieux fut un appel d'air. Leur look - Lux Interior (chant et chorégraphie) jouait sur sa ressemblance avec la créature de Frankenstein -, leur fétichisme assumé, leur mépris des art directors des maisons de disques (qui aurait pu leur imposer quoique ce fût ?), leur goût du mystère et leur sens de la liberté ont ouvert mon horizon de petit Genevois. Quelle belle vie !

La chanteuse suédoise de variétés Brita Borg a réellement enregistré Frankenstein Rock. Tout ça donne le vertige.

* Aujourd'hui, je ne sais pas si un tel groupe pourrait même exister. A une époque - la nôtre - qui a ses millionnaires punk (sic), le conformisme, le corporate et le politiquement correct ont tout englué. La muséification liquide ce qu'il subsistait encore de singulier dans la création au XXe siècle.

lundi 23 mai 2016

Belle de nuit



Si vous voulez revoir la superbe Hildegard Knef, c'est possible ce soir sur Arte qui diffuse Les assassins sont parmi nous/Die Mörder sind unter uns, le premier film allemand tourné après la seconde guerre mondiale dans Berlin en ruines et aussi le premier grand rôle de notre Hilde.
Cette production réalisée par Wolfgang Staudte vaut surtout pour le visage lumineux de l'actrice dans les décombres du IIIe Reich et le traitement noir/blanc qui intègre des éléments expressionnistes et néo-réalistes.
Le film est visible encore durant quelques jours.

The Smokin' Days


Par Hannes Kilian

Nos chers monstres

Chic ! Le monstre du Professeur Frankenstein revient hanter les bords du lac Léman à l'occasion du bicentenaire de sa création littéraire par Mary Shelley durant l'été 1816 à Cologny*, une commune du canton de Genève. L'humanoïde parviendra-t-il tel un Golem furibond à secouer l'édifice des complaisances de notre république bananière ? On peut rêver. ;) A suivre...

* C'est dans la villa Diodati que la poétesse coucha sur le papier le premier jet de ce qui est devenu le roman Frankenstein ou le Prométhée moderne publié en 1818.

vendredi 13 mai 2016

Ciné-Récré


Comme je le dis dans le billet précédent, je ne souhaite pas mettre le blog en vacances sur une note fâcheuse aussi je donne le clap de fin de saison avec la complicité involontaire de France Anglade saisie au festival de Cannes en 1963, une image d'un temps où le mystère et le glamour nimbaient encore le cinéma. La séquence YT éveille d'agréables souvenirs télévisuels et d'émois pré-cinéphiles en pantalons courts. L'élégance vestimentaire de la jeune actrice, le cadre simple et la voix du journaliste étaient "raccord" comme on dit. Mlle Anglade est interviouvée par François Chalais dont les meilleures chroniques et entretiens ont été rassemblés il y a quelques saisons dans un coffret, Reflets de Cannes et Cinépanorama édité par l'INA. Au menu : Michel Simon, Arletty, Pierre Brasseur, Lino Ventura, Danielle Darrieux, Luis Bunuel, Luchino Visconti, Jean-Luc Godard,...
A plus loin.

jeudi 12 mai 2016

Ceux qui se retournent dans leurs tombes



Avant de mettre le blog en vacances, je voulais rendre un modeste hommage à Emile Driant (au centre de la photo) qui est mort à la tête de ses chasseurs le 22 février 1916 au Bois des Caures le deuxième jour de la bataille de Verdun. L'idée qu'un bouffon inculte et ingrat invité par des démagogues puisse salir sa mémoire et celle de ses hommes le 29 mai prochain dans le cadre des manifestations pour le centenaire de la bataille m'est odieuse.

Vendredi 13 mai : Le concert a été annulé.
On lira avec intérêt les réflexions raisonnées de Jean-Baptise Noé qui revient sur la coupure des dirigeants et du peuple. 
Dans le N° 24 d'Antipresse, Slobodan Despot termine sa chronique sur ces lignes :
Le fleuve des morts de Verdun charrie toutes ces ombres-là. Les réduire à une rivalité entre la culture rap et l'idéologie du Front National est une obscénité et une offense non seulement à l'égard de ces morts ou du sentiment patriotique, mais envers l'humanité entière. Tout compte fait, je reviens sur mon hypothèse de départ : peut-être savaient-ils parfaitement ce qu'ils faisaient. Si le Diable avait une tactique pour monter encore plus les peuples contre eux-mêmes, il ne s'y prendrait pas autrement.
Et grâce au N° 25, on apprend que déprogrammé à Verdun, Black M s'est dit offensé en invoquant la mémoire de son arrière-grand-père qui aurait combattu pour la France. L'historien Pascal Guy a pris la peine de vérifier dans les archives militaires de Vincennes : « Il n’y a pas d’Alpha Mamoudou Diallo guinéen incorporé dans les troupes coloniales ». Ni aucun autre nom ressemblant de près ou de loin à celui du grand-père supposé du rappeur.
Note du 23 mai :
Black M a-t-il eu ou non un arrière-grand-père dans les troupes coloniales ? Des défenseurs du rappeur l'affirment. Finalement, peu importe, mais si c'est vrai, son fantôme devrait venir souffler dans les bronches du navrant descendant qui salit sa mémoire et dans celles des démagogues qui l'instrumentalisent. Seul le silence peut rendre hommage aux tués et disparus du grand carnage.

Illustration : Georges Scott

PS : Vous laisser sur cette note navrante m'ennuie un peu... Cela dit, le blog est en vacances.

Just For Fun/Take A Break




Mesdemoiselles Barbara Lang, Jill Haworth et Caroline Munro.
Sur la b.o. : Another Girl, Another Planet
Vers d'autres femmes fatales de la Hammer Films.

Pour15minutes est en vacances. Faites-vous du bien et à plus loin.

mercredi 11 mai 2016

Postcards From The Past



Tiki lounge en extérieur et académie de bowling indoor, off course. Deux endroits où il était possible de cultiver son ennui avec chic.
Vers d'autres lost places

Sur la b.o., Jeff Barry
J'ai appris dans Rock&Folk qu'un certain nombre d'artistes du label Red Bird avaient bénéficié d'une réédition soignée sous le titre The Red Bird Story par Charly Records.

dimanche 8 mai 2016

Toto aime la télé



Un doc' allemand revient sur la rencontre, le mariage et la vie du King avec Priscilla Beaulieu. Elvis et Priscilla, présentation de la chaîne :
Retour sur la rencontre du King, alors conscrit en Allemagne, avec une nymphette de 14 ans qui deviendra sa femme, pour le meilleur et pour le pire... Inspiré en partie du récit de la journaliste et biographe Suzanne Finstad, ce documentaire infirme la version idyllique donnée par Priscilla dans "Elvis et moi". A voir ce soir sur Arte* à 22h55.
Je ne suis pas le seul à penser qu'Elvis aurait mieux fait d'épouser Ann-Margret...

* Les commentaires sur la page d'Arte sont très négatifs mais je jetterai tout de même un œil à ce doc'.
Ce ne fut pas aussi niaiseux - comme disent nos amis de la Belle province - que les commentaires l'affirmaient mais ça ne crevait pas l'oreiller non plus. J'ai tout de même été étonné qu'à aucun moment le commentaire ne soulevât la ressemblance physique troublante entre Elvis et Priscilla, un peu comme si le King avait voulu épouser son double féminin. Cela dit, j'attends toujours LE grand doc' sur Elvis.

jeudi 5 mai 2016

Ceux qui nous manquent


C'est Yaya qui m'avait envoyé l'image de BB, enfin je crois. Elle m'a donné envie de revoir cette séquence où l'on découvre quelques moments de la création de Initials BB. J'aime assez le point de vue de la souris qui s'est glissée dans le studio pour en rapporter des visions et des impressions backstage ou comment naît une des plus belles chansons françaises.
Au début de l'extrait, Serge est interrogé par Denise Glaser qui le titille en lui parlant de son côté faussaire génial. (C'est vrai.) A propos, le coffret que l'INA a consacré à notre Denise il y a quelques années est un pur bonheur télévisuel. Quand je sens que je risque de sortir des rails, je m'en administre un extrait ou deux à titre prophylaxique et je me retrouve aussitôt sur la voie. See you later.

mercredi 4 mai 2016

Underground (transports)



Il faudra un jour consacrer un billet sérieux (?) aux stations de métro les plus originales d'Europe. Le réseau munichois, par exemple, offre d'étonnantes réalisations architecturales et picturales. En attendant, we're going underground à Stockholm où celle qui partage ma vie fait un séjour professionnel. Va-t-elle passer sous cette voûte au rouge infernal ?

Pour la b.o., Red Eyes, la version qui figure sur l'album de War On Drugs. Quoi, encore ?!? Que voulez-vous, cette musique non datée - l'album aurait pu être produit au cours des trois dernières décennies - me fait du bien. Par les temps qui courent, ça ne se refuse pas. A plus loin.

Photo : Jonas Bendiksen/Magnum

mardi 3 mai 2016

Ceux qu'on écoute



The War On Drugs emmené par Adam Granduciel (photo) en session chez KEXP, l'épatante radio rock de Seattle qui propose des captations live de qualité.

Ces types de Philadelphie composent et arrangent des morceaux où percent des influences apparemment contradictoires mais qui tiennent le tout au point que ça sonne comme un petit miracle dans une époque anxyogène. On écoutant attentivement le troisième album, j'ai l'agréable impression que Adam Granduciel*, leader incontesté, fait exactement ce qu'il lui plait comme ça lui chante en vrai musicien créateur. Et ça marche, comme quoi aujourd'hui quand on a du talent, on peut encore envoyer paitre les cadres des labels avec leurs médiaplans et autres âneries. Pour situer le projet artistique en étant forcément un peu réducteur, on dira que ça va de NEU! - les boucles de guitares et les claviers - au rock americana (The Cars) avec des mélodies imparables, un vrai batteur et une voix qui prend parfois des accents dylanesques. Un sacré grand écart ! Quant à l'attitude et l'allure des membres du groupe vu sur la captation de la radio KEXP, elles sont en décalage par rapport à la musique, un peu comme chez Talk Talk dans les 80's quand on a découvert la tronche du leader après avoir entendu ses premiers titres. La comparaison s'arrête là. J'ai été emporté par l'album Lost in the Dream et ses titres ouverts et généreux. Pour rappeler que je vis aussi en 2016 et que je ne passe pas mes soirées à brûler des cierges devant des images de Hildegard Knef et de Danielle Darrieux. Quoique... ;)

*Avoir pour nom de famille Granduciel quand on joue une musique aussi "open space" n'est pas un hasard; c'est un signe du destin.

lundi 2 mai 2016

Joyeux anniversaire, Danielle Darrieux !



Hier, Mlle Danielle Darrieux a soufflé 99 bougies sur son gâteau d'anniversaire.
Merci à Yaya d'avoir pensé à cette date. Elle nous envoie ces deux portraits et un lien vers Un drôle de dimanche réalisé par Marc Allégret en 1958 avec Danielle Darrieux, Arletty, Bourvil et Jean-Paul Belmondo.
A l'année prochaine !

samedi 30 avril 2016

Just For Fun


- A drink ?

Illustration : Mike Ludlow
Bon ouikend

Backstage



Dans notre série les princes du cool, Sean Connery en pause sur le tournage de Diamonds Are Forever. Ce scan provient de mon site british pop préféré, l'excellent Flashba(c)K qui met aussi en ligne une sélection de sympathique photos des (faux) frangins Ramones prises par leur manager.

Sur la b.o., Evie Sands avec I Can't Let Go, le genre de gourmandise pop imprégnée de doo-wop que devaient goûter, adolescents, les futurs Ramones. Pour rappel, Dee Dee naquit en 1951 sous le nom de Douglas Glenn Colvin, la même année que Joey Ramone (Jeffrey Ross Hyman).

vendredi 29 avril 2016

Smokin' Days



Dans les années 60, on pouvait allumer un bâton, une tige, un clope, un mégot en toute bonne conscience comme Pamela sur les visuels d'une marque de blondes. C'était le bon vieux temps du smoker. Quelques années auparavant, des toubibs américains vantaient les mérites de la fumée pour des marques de cigarettes. Mes grand-parents brûlaient à eux seuls quatre paquets de gauloises bleues sans filtre chaque jour ! J'ai arrêté le tabac mais pour15minutes reste un blog fumeur car je ne suis pas un de ces repentis intolérants qui me pousseraient à recommencer. (Ce sont les mêmes qui vont faire leurs courses bio en 4x4.)
Pour accompagner Pam mais sans lien direct avec la fumée, on retrouve notre Zouzou dans une chanson signée Dutronc et la craquante Michèle Mercier, bonne danseuse, qui interprète Six-huit de Guy Skornik alors sous influence Gainsbourg.

mercredi 27 avril 2016

Transports



Source du scan Maddux Air Lines, un des plus beaux blogs photos consacrés à l'âge d'or d'Hollywood. Martin Turnbull son auteur publie des livres audio et des essais sur la cité des Anges. C'est un fondu de l'actrice et danseuse Alla Nazimova, ce qui le rend encore plus sympathique.

lundi 25 avril 2016

Nos ondulantes (au temps du Cinéma)



Alain Robbe-Grillet cinéaste est fasciné par la nuque des femmes. Dans Trans Europe Express, celle de Marie-France Pisier est particulièrement émouvante. Avec cette séquence d'Immortelle (1963), il nous offre la nuque de la danseuse orientale et celle de l'actrice Françoise Brion.
Belle nuit

dimanche 24 avril 2016

Souvenirs d'un guetteur : L.A. Punk


Une bonne surprise attend le lecteur de Rock&Folk. Le numéro de mai contient un chouette article de Philippe Garnier consacré aux années punk à L.A. vécues par l'auteur. Le prétexte ? La sortie d'une compilation chez Soul Jazz Records, Chaos In The City Of Angels and Devils regroupant les sonic boys & girls qui ont secoué la cité des anges à la fin des 70's. Extrait choisi du papier de Garnier :
Downtown, il y avait aussi l'Atomic Café, et l'inoubliable Al's Bar où j'ai passé mes meilleures nuits. Un vrai bar à artistes ouvert juste au bon moment avec juste le bon mix de misérabilisme, de drinks bon marché, et de table de billard bancale. C'est là que j'ai vu aussi tous mes groupes préférés du moment : Extreme, avec l'adorable Maicol Sinatra et leurs tubes zinzinants comme "Bloody Yellow" ou "Mister Moto"; Human Hands (dont le batteur Dennis Duck formera plus tard le fleuron du Paisley Revival Dream Syndicate), Nervous gender, B-People. Et Al's Bar était assurément plus vivable comme antre, qu'on soit ici pour le billard, les filles ou la bière bon marché, que les autres clubs comme L'Anti-Club sur Santa Monica, le ON Club sur Sunset près de chez moi. (...) Il y avait beaucoup de filles dans les groupes : la gironde et dévergondée Diane Chai, qui tenait la basse pour les Alley Cats, Exene dans X, les Go-Go's, les deux filles des Bags, Alice et Pat bags, dont une se joindra au batteur des Bags pour jouer derrière Jeffrey Lee Pirce et le Gun Club. Pat (Morrison) rejoindra même les Damned, et épousera Dave Vanian ! C'était pousser le pédigrée un peu loin. Garnier rappelle aussi un phénomène social indissociable du punk rock. Dans l'histoire de la pop culture, ce fut sans doute le dernier moment où un véritable melting pot eut lieu. Des gars et des filles d'horizons, de formations et d'opinions variés se rassemblaient dans les bars, les clubs improbables cités dans son article et les endroits des villes où l'on ne fait que passer, les parkings, les salles d'attente ou les halls de supermarchés. Jamais la ville n'a connu un si complet brassage social et culturel. Je me souviens d'une nuit, à une party privée devant la galerie de Steve Samioff sur Larchmont et Melrose, de deux distributeurs de saké (chaud et froid) devant lesquels discutaient un avocat, un peintre ultra connu dont je ne me souviens plus (Billy Al Bengston ?), deux ouvriers de la voirie municipale, un ancien videur du Whisky, et l'incontournable Claude Bessy qui (...) présidait aux destinées de Slash magazine. (...) Comme la plupart des nuits, tout se passait dans les parkings, on se souciait rarement de voir jouer les groupes. Ça se passait à L.A. mais aussi à Londres, Berlin ou Genève. C'était ça le truc le plus excitant provoqué par le punk rock. Des gens que tout opposait se parlaient, se saoulaient et parfois même montaient des groupes. Rien que pour cette possibilité, l'affaire valait d'être vécue.

PS : Pas de titre ? Non, car comme l'écrit Garnier, les disques n'ont jamais été le truc du punk, et surtout pas du punk angeleno. Même quand on les achetait (...), on ne les écoutait pas. Et on ne va pas commencer maintenant.

Photo : L.A's Fog - Los Angeles Examiner Collection.